Lise Bois

Lise Bois est danseuse, chorégraphe et professeure de danse. Elle étudie la danse contemporaine et classique, ainsi que le violon et le chant au Conservatoire de Lyon entre 1995 et 2003 ; ensuite elle intègre la classe danse-études de Kilina Crémona / Ateliers Desmaé à Lyon. Elle s’initie également à la danse africaine pendant plusieurs années, et aux arts martiaux depuis 2016 (Taï Chi Chuan, Qi Qong).

Elle entre en 2008 au Centre chorégraphique national de Rillieux-la-Pape / Cie Maguy Marin, pour la formation De l’interprète à l’auteur. En 2013 elle passe son diplôme d’état en  danse contemporaine.

En tant qu’interprète et chorégraphe, elle initie ou participe à de nombreuses créations :

  • Trio Trio, Des Illusions, Cabines, Space Dances avec la Cie Kat’chaça – Natacha Paquignon, entre 2010 et 2018 ;
  • Chope Chope, Homo Urbanus avec Cie Rose Piment, de 2010 à 2017 ;
  • Entrez dans le jeu avec la Cie Espace & Tempo, en 2016 et 2017 ;
  • Le Mur… du son avec l’Orchestre symphonique du Théâtre de Rungis, 2016 ;
  • Le Corps de la ville, avec Nicolas Habas/Un Poil Court, vidéo-danse en espace public, en 2015.

Lise est également enseignante, et intervenante pour différents projets avec des danseurs amateurs, enfants et adultes, porteurs de handicap ou non: défilés de la Biennale de la danse (de 2010 à 2014), Homo Collegus (Cie Rose Piment, de 2015 à 2017), Proximité(s) (Cie Natacha Paquignon, 2018-2019).

Enfin, par intérêt et passion pour la musique et le rythme, elle pratique les percussions depuis plusieurs années : percussions africaines avec Richard Monségu (2005-2006). Percussions brésiliennes avec la méthode O Passo – Cie Espace & Tempo, et Lucas Ciavatta.

« J’ai toujours été intéressée par les projets hybrides, mêlant différentes matières artistiques, pour en créer une nouvelle à leur point d’intersection (danse et théâtre, danse et poésie, danse et architecture).

Ce XII-12 me donne l’opportunité de poser cette fois-ci comme objet principal de recherche (et pas transversal) la relation entre corps et musique, matière chorégraphique et matière sonore. Le nombre 12 est ce point d’intersection autour duquel nous allons faire se rencontrer musique jazz, musique populaire brésilienne et danse contemporaine, si nous devions mettre des cases. Si on sortait de ces cases nous dirions que c’est le nombre autour duquel trois artistes à matières différentes ont choisi de se rencontrer, chargés et habités de leurs parcours et leurs histoires particulières.

Cette création est l’occasion pour moi de chercher et d’élaborer des procédés d’écriture chorégraphique et de composition instantanée autour du nombre 12. L’objectif est de trouver des contraintes spatiales, musicales, narratives qui soient à la fois assez ludiques pour créer le jeu entre nous et entre nous et le public, et assez porteuses pour favoriser la créativité dans l’écriture gestuelle et m’emmener hors de mes sentiers battus, vers la prise de risque. Et cela grâce à une approche tout à la fois précise et instinctive des rythmes brésiliens et des compositions de Célio. J’aimerais également travailler autour de la posture et du geste du musicien comme matière chorégraphique à part entière.

Pour permettre ces différentes approches, les temps de résidence sont partagés entre temps de recherche individuels en danse ou en musique (suivant le planning de chacun), temps d’expérimentation et de recherche entre Célio, Antoine et moi ; et temps d’expérimentation et de rencontre avec le public et potentiel spectateur. »